Les choses à savoir pour conduire une moto

Las des bouchons faisant perdre un temps précieux dans nos vies toujours plus intenses et complètes ? Envie de liberté, de vivre vos petites ou grandes balades routières différemment ? C’est décidé : en 2019, vous serez en deux-roues ! Pour vous permettre de débuter en toute sécurité et sérénité, vous trouverez ici quelques petits renseignements bien utiles concernant la conduite, l’entretien de votre moto et les équipements.

Apprendre à conduire

Obtention du permis moto

Quatre types de permis deux-roues se préparent en moto-école. Tous présentent une partie théorique et une partie pratique. La formation pratique comprend le plateau (parcours à allure lente puis normale) et la circulation :

  • Le permis Apprenti-Motard (anciennement BSR) → Dès 14 ans. Cylindrée : 50 cm3. Bridage : 45 km/h. La formation, en deux fois 4 h, constitue une simple formalité. L’instructeur décide simplement de l’aptitude à la fin.
  • Le permis A1 → A partir de 16 ans. Cylindrée : 125 cm3. Puissance maximale : 11 kw (15 chevaux). Il faut avoir le Code de la route, 8 h de plateau et 12 h de circulation. Si vous êtes déjà titulaire du permis B, une simple formation de 7 h est exigée.
  • Le permis A2→ Il faut avoir au moins 18 ans, le code et avoir effectué le même nombre d’heures que pour le permis A1. Puissance maximale : 35 kw (77,5 chevaux). Jusqu’en 2013 la loi exigeait 34 chevaux maximum, il reste donc de nombreuses motos bridées à cette puissance-là.
  • Le permis A → Il est attribué automatiquement aux titulaires du permis A2 depuis au moins 2 ans. Est requise une formation de 7 h. Précision : il risque d’être remanié d’ici fin 2019. Les épreuves plateau seraient passées en une fois, avec un code « spécial deux-roues » à repasser automatiquement, et aussi une partie « route » plus longue (45 minutes).

Conduite selon l’environnement

Tout d’abord en ville, attention aux plaques d’égouts, pavés, bandes de peintures (passage piéton, lignes bus…), car ils peuvent vous déstabiliser si accélération ou freinage violent. Bien guetter tout ce qui brille. Anticipez bien les priorités à droite. Méfiez-vous constamment des autres usagers de la route. A chaque fois que vous êtes susceptible de freiner, vous arrêter, vous décaler, faites toujours un contrôle préalable dans votre rétroviseur.

Ensuite, sur les longs trajets en voies rapides, hydratez-vous, mangez suffisamment mais pas trop. Faites des arrêts fréquents (au moins 15 minutes toutes les 1 h 30 à 2 h) surtout si vous avez des conditions difficiles (pluie, vent). Soyez vigilants aux distances de sécurité, vous aurez ainsi une meilleure marge de manœuvre en cas de problème. Cherchez à anticiper en permanence ce que pourraient faire les autres usagers. Soyez très prudent s’il y a du vent (risque d’écarts de trajectoire, crispation). Si vous avez des bagages, veillez à adapter votre conduite.

Attention à la météo

Méfiez-vous de l’averse soudaine. En effet, les saletés de la route (poussières, hydrocarbures) remontent, et le sol sera beaucoup plus glissant que s’il pleut depuis plusieurs heures. Agissez sur le frein arrière en priorité pour empêcher un transfert brutal de masse sur l’avant. De la même façon, n’accélérez pas trop fort en sortie de virage afin d’éviter de faire partir l’arrière. Toutefois, rassurez-vous : les pneus de moto sont tendres et avec un bon grip. La moto ne va donc pas glisser aussi facilement que cela. Egalement, faites attention à ne pas prendre trop d’angles, évitez les lignes blanches et peintures (sans pour autant trop zigzaguer, ce qui serait pire !).

Pour plus de confort, vous pouvez mettre du produit déperlant sur votre visière extérieure et de l’anti-buée à l’intérieur.

Prendre soin de sa moto

Conduire une moto c’est aussi bien savoir l’entretenir pour rouler dans les meilleures conditions et prévenir les éventuelles pannes. Pensez à faire une vérification du bon fonctionnement global (notamment l’éclairage et les pneus) une fois par mois. Il n’existe pas de contrôle technique obligatoire comme pour les voitures.

Feux de circulation

Vérifiez la propreté de l’ensemble des feux (avant, arrière, clignotants), et que leurs vitres ne soient pas cassées ou fissurées. Mettez le contact et assurez-vous que les phares fonctionnent (feux de position et de croisement). Mettez ensuite les feux de route et regardez que le voyant correspondant s’affiche bien sur le tableau de bord. Procédez à la même opération pour l’éclairage arrière. N’oubliez pas, éventuellement en vous faisant assister, de le tester au moment d’actionner les freins. Actionnez de la même manière les clignotants et les feux de détresse. Veillez enfin à ce que l’éclairage de la plaque d’immatriculation marche bien.

Pneus

Tout comme pour les autres véhicules, comme le quad par exemple, ils sont primordiaux car ils constituent la seule interface entre la moto et la route. Accélération, embrayage, freinage, prise d’angle, sont supportés par eux et par tous les temps (sec comme pluvieux). Les pneus doivent donc être bien choisis et entretenus. Procédez très régulièrement à la vérification de leur pression à froid, et ajustez en fonction des indications du manuel utilisateur. Vérifiez l’absence de corps étranger sur la bande de roulement, mais aussi une éventuelle hernie ou déchirure. Assurez-vous à l’aide des témoins d’usure que les sculptures soient assez profondes.

Contrôle technique

Les motos en sont dispensées, mais la Sécurité routière cherche à l’instaurer depuis des années. Les « pour » et « contre » ne manquent pas de s’affronter sur le sujet. Il devait entrer en vigueur uniquement pour les motos achetées depuis au moins 4 ans, uniquement lorsqu’elles sont revendues. Nous ne connaissons pas la liste des points de vérification qui seront requis. Affaire à suivre.

Être bien équipé pour la conduite

Les deux seuls équipements obligatoires sont le casque et les gants. On ne manquera pas d’insister sur l’importance des vestes de motard ainsi que sur d’autres équipements essentiels.

Casque de protection

Il doit être homologué CE (Conformité européenne), et pourvu d’autocollants réfléchissants. Tous les casques vendus en Europe sont conformes, même les premiers prix. Choisissez-le adapté à vote morphologie, et plutôt un peu trop serré que pas assez, les mousses se feront à votre tête.

Veste de motard

Le blouson peut être textile ou en cuir. Il présente des coques de protection au niveau du dos, des épaules et des coudes. Si chute, cela permet de répartir le point d’impact et donc réduire la force moyenne de celui-ci. En ajustant bien le blouson au niveau des manches et des hanches, vous serez protégé des courants d’air.

Autres types d’équipement

Le pantalon de motard est fortement recommandé. Si vous tombez, il résistera bien mieux aux aspérités du bitume grâce à sa composition (Kevlar, coutures en nylon).

Pour les bottes, prenez-les suffisamment montantes de manière à protéger la malléole. Elles sont étanches et avec une coque à l’avant pour protéger les orteils au moment d’actionner le sélecteur de vitesses.

Le gilet airbag détecte un impact en quelques millièmes de secondes et la poche airbag se gonfle tout aussi vite. Il reste onéreux mais son efficacité a été prouvée.

Au final, s’il n’y a qu’un mot à retenir, à plus forte raison lorsque vous débutez, c’est « sécurité » ; sécurité par votre comportement sur la route, sécurité par le soin apporté à votre moto, et sécurité par le choix d’investir dès le départ dans un bon équipement. Bon « safe ride » à tous !